Les conditions

Le sens que l’on donne aux mots n’est pas toujours le message que l’on veut passer. Et si les conditions changeaient?

Ce matin, depuis bien des matins, j’ai eu envie de me lever tôt! Pas (aussitôt) aussi tôt que d’ordinaire, avant ces mesures de confinement, malgré tout je me suis levée.
Cette fois, j’ai trouvé mes repères. Quelques semaines auparavant, je faisais la grâce matinée, j’avais peine a débuter quelque chose et c’était déjà le milieu de la journée.

Pas ce matin!!

Aujourd’hui, il a suffit de certains éléments réunis et hop, j’ai eu envie de lire, puis de prendre un thé à la vanille avec une note de lait et de sucre! ça me rappelle tellement Rosie. Cette femme, cette amie anglaise, ancienne infirmière ayant exercé en Angleterre, qui vit depuis en France, que j’ai rencontré lors de mes études, par le biais de ma tatie. Elle a un sens de l’accueil tellement inné. Une fois passé la porte de sa maison, je bascule. Je me retrouve dans une maison en Angleterre (bien que je n’y sois jamais allée encore). Une de ses maisons qui fait rêver, celle des livres que j’ai lu ou des films que j’ai pu voir, avec la particularité que chez elle la lumière passe. Une décoration bien spécifique, de beaux rideaux style cottage, épais, d’un vieux rose, doublé d’une autre paire brodée, plus fine, plus fluide…

Accueilli comme des reines et des rois, nous discutions autour de la table, au creux de moelleux fauteuils, qui sentaient bon le bois. Puis tranquillement, après s’être excusée de nous laisser un moment, elle sortait du salon et allait préparer le thé. Elle nous présentait, disposés dans de petits plateaux ; de petits biscuits, croquant et fondant en bouche, au gout de beurre justement dosé, son thé noir à la vanille avec un nuage, doux, de crème et enfin une petite note de sucre, pour arrondir et relever les sensations. Elle avait toujours l’oeil pour que l’on soit bien, que l’on se sente à l’aise. Je retrouve ses sensations quand je me pose avec mon thé pour écrire.

A ce moment présent, je me sens comme ça! Bien, dans mes baskets (ou plutôt en chaussettes dorées), sous la terrasse, caressée par les premiers rayons du soleil, le vent dans les arbres telle une symphonie de réveil, emmitouflée dans un pull confortable, dans mon pantalon cousu main, accompagnée par le chant des oiseaux (et de la volaille!). C’est un peu ça, ma campagne.

Toutes les conditions sont réunis, pour passer une belle journée. Et c’est avec ces quelques lignes, que je voulais faire passer un nouveau message. Regarde autour de toi, tu respires, tu souris (là! si si, je l’aperçois ton sourire!! t’as vu!!!?), tu me lis… fait de ta journée une belle journée, apporte ce que tu as de bon, par un simple moment accordé aux enfants (ou à quelqu’un autour de toi) même si ce n’est qu’au téléphone, par un message ou via une conversation vidéo, accorde toi une petite pause derrière ton ordinateur, prend le temps d’une sieste qui te fera sentir plus reposé, plus calme, plus patient…

Fais toi plaisir, et le bonheur se propagera autour de toi!

Bee curious

Lettre ouverte à mon père

Pour avancer, pour me détacher, pour tout simplement lui crier mon amour…

Il est bien là, celui qui s’est occupé de moi, car il me protégeait et était fier de moi.
Il est là, celui qui me tenait entre ses jambes, à me surveiller pour que je n’avale pas le noyau d’un letchi.
Il est là, celui qui enlève les petites roues de mon vélo pour que je me dépasse encore et encore.
Il est là, celui que je vois à travers le garage, sous une voiture, à faire de son mieux, à nous apprendre que dans la vie, le travail bien fait paye toujours.
Il est là, celui qui me faisait les gros yeux pour me mettre sur le droit chemin, car il souhaitait ma réussite.
Il est là, celui qui me faisait découvrir mon premier Bounty, qui m’a conforté dans ma passion du chocolat.
Il est là, celui qui était heureux de nous préparer un délicieux rougail saucisse (plat typique de l’Ile de la Réunion), pour le partager en famille.

Ils sont là mes souvenirs.
Il y en a bien d’autres.
Il y en a de moins joyeux (que j’aborderai à un autre moment)

Ils sont dans mon coeur.
Je peux y aller dès que je le souhaite.
Mais il me manque mon papa, à la grande fille, et aussi à la petite fille…

Parce que mon papa, je le perds un peu plus chaque jour. C’est un choix que je fais. Il pourrait être si simple d’arrêter ma voiture et d’aller le prendre dans mes bras, de pleurer chaque larmes de joie de ces moments passés ensembles, chaque larme de tristesse de ces moments que je n’ai pas pu partager avec lui. De me poser près de lui et de lui raconter ma vie, mes weekends, mes sorties, mes amies, mes ennuis…

Il n’y a pas de famille sans histoire. Alors malheureusement, ça n’est pas si simple… tout simplement parce que les moments durs ont dépassé les moments de tendresse… mon coeur de petite fille s’est endurci et est devenu adulte bien trop tôt, faisant face à la réalité des circonstances, l’alcool, les violences (d’abord verbales puis physiques envers notre maman), les déchirement, la séparation, la tristesse, la peur, beaucoup trop de peur, la pudeur…

Alors par ces quelques mots, je voudrai lui crier tout mon amour, toute ma fierté de l’avoir eu à mes cotés pendant ma jeune enfance. Toutes ces bases et ces fondations, tout cet exemple, qu’il a mis tout son coeur, à sa façon, sans vraiment savoir comment s’y prendre… si seulement on lui avait appris, si on avait su lui montrer l’amour, il aurait su le transmettre…

Je t’aime papa

Je pense trop…

… ou pas!

Tu connais ce livre, « je pense trop » de Christel Petitcolin?
Je te donne un petit résumé : « Qui pourrait penser qu’être intelligent puisse faire souffrir et rendre malheureux ? Pourtant, je reçois souvent en consultation des gens qui se plaignent de trop penser. Ils disent que leur mental ne leur laisse aucun répit, même la nuit. Ils en ont marre de ces doutes, de ces questions, de cette conscience aiguë des choses, de leurs sens trop développés auxquels n’échappe aucun détail. Ils voudraient débrancher leur esprit, mais ils souffrent surtout de se sentir différents, incompris et blessés par le monde d’aujourd’hui. Ils concluent souvent par : Je ne suis pas de cette planète ! Ce livre propose des cours de mécanique et de pilotage de ces cerveaux surefficients. » merci la Fnac.

Petite, on me disait souvent surdouée. Maman me raconte souvent que j’étais tellement évoluée que les gens se demandaient si j’avais vraiment l’âge mental de mon âge physique!! (euh je me comprends, j’espère que tu suis!?) Au fil des années, j’ai du faire face à certaines situations, qui ont fait que je me suis calquée à ceux qui m’entouraient. J’ai fait le pitre pour faire rire l’assemblée, j’ai caché mes capacités intellectuelles en apprenant moins, en m’amusant, en me disant que je devais être normale…

Lors d’une journée de concert, ce livre m’a été conseillé par une dame magique! (oui on l’appelle comme ça avec JA). Eh bien, C. ça lui est venu comme ça? ou peut être qu’elle y avait réfléchi en me regardant évoluer au fil de la journée. Un peu avant que je parte, Elle m’a sourit, avec une bienveillance agréable et elle m’a dit : tu connais ce livre, « je pense trop, de Christel Petitcolin »? Et bim, bam, boum, je lui répondais déjà, une part de moi sachant que je l’avais téléchargé auparavant…

Je rentre et je le commence sans attendre plus longtemps. Cela fait peut être bien un an que le livre se trouve dans la bibliothèque de la liseuse. Je n’avais jamais pu le commencer, trop ci ou trop ça! Enfin, je le lis. Je me reconnais bien dans le « faux self » de protection! Ce coté d’adaptation, où à chaque situation, comme le caméléon, j’arrive à m’y faire, je semble y arriver. Ce besoin irrépressible d’aider l’autre! de dire oui même si cela pourrait me mettre mal à l’aise! J’apprends à dire : « euh, ça ne m’arrange pas vraiment!!) Comme une des patientes de Cristel Petitcolin, j’ai appris à canaliser, à maitriser, à prendre conscience que les choses peuvent être faites, même si ça n’est pas comme je le veux. Certains on besoin de suivre la corde, noeud après noeud, (alors que j’aurai bien sauté quelques étapes!! pour arriver plus rapidement au but), et le résultat sera bel et bien là! J’ai appris à cacher prise.

Je me rends compte de la dominance neuro droitière dont j’ai hérité, et de cette tactique qu’à opérer mon cerveau pour que je me fonde dans la masse! Que je sois comme les autres! Alors aujourd’hui, je peux le dire, je suis différente! Je suis sensible, et je suis alerte, je prends plaisir à regarder un oiseau qui vole dans les embouteillages et je laisse volontiers passer les automobilistes (dans la limite du raisonnable!!) au lieu de râler sur le conducteur d’a coté qui me coupe la route. Je peux passer du rire aux larmes, en recevant un message ou une nouvelle, en rencontrant une personne qui m’ait chère (bisous Geneviève!!) sans pour autant être bipolaire! Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis surefficiente. Je suis neuro droitière! Je me reconnais dans quelques situations et quelques cas cités dans le livre.

C’est un livre que je conseille à beaucoup d’entre nous! Je pense, et ce de plus en plus, que la lecture « constructive », nous enrichit. Je reste persuadée que l’équilibre peut être trouvé une fois que l’on s’accepte tel que l’on est…

Enjoy, et souris je te vois!

Le seul vrai moment…

… est ici et maintenant!

J’entends souvent dire : il faut vivre le moment présent! Oui, bien sur, mais est ce que je m’y prend de la bonne façon? Je pense trop! oui moi je pense beaucoup, trop je ne sais pas!

Alors, je me suis calée sur l’instant. Je me suis posée confortablement, j’ai respiré profondément. J’ai libéré mon esprit pour me concentrer sur ma respiration. Qu’y a-t-il autour de moi? Qu’est-ce que je ressens? J’ai pris une nouvelle profonde inspiration. Là, tout de suite, et j’ai senti le doux parfum des fleurs de troène. Cet effluve légère. Ce parfum me ramène à des sensations douces de mon enfance. Elle me rappelle la période de Noël. L’effervescence de l’attente pour recevoir ses cadeaux de Noël. Le plaisir de recevoir et de donner. Cette bouffée d’air frais du matin, aromatisée aux troène nouvellement fleuris, rassurante et apaisante, douce et vivifiante. Le voila mon instant présent.

Nul besoin de réfléchir, nul envie de me poser des questions, j’ai juste apprécié, j’ai vécu ce moment intensément. J’ai pourtant été à la rencontre de mes sentiments passés. L’illusion de l’affirmation : instant présent. Vivre maintenant, imprégné des sensations vécue précédemment. J’ai alors pris conscience, j’étais présente à ce moment.

Au fil des jours, j’avance dans les séances de méditation. Je sens bien qu’elles m’apportent calme et sérénité avec moi même. Je suis affirmée dans les choix qui me concerne. Mon comportement change. Je suis celle que je veux être. Je suis plus calme. Je prends les choses, je me sens moins débordée par ce que j’ai à faire.

Je crée à l’instant présent, les souvenirs de demain…

Je fais l’expérience…

… du pouvoir de guérison du temps!

Faut il encore le laisser faire! Le temps intérieur, celui que nous passons avec nous même. Le temps guérit les blessures, certes mais Il les guérit, à condition de ne pas être chaque jour en train de réouvrir les plaies. Comme chaque chose, les blessures ont leur début et leur fin.

La qualité du temps que nous nous accordons, détermine si oui ou non, ces blessures seront guéries. Quand je prends du temps pour moi, je me retrouve, dans le silence, lors d’une lecture, en me laissant porter par une mélodie. Même le plus doux des miels vous semblera rassasiant si vous décidez qu’il en soit ainsi.

Je prends comme exemple, mon expérience passée. Du haut de mes 34 ans, j’en ai vécu des choses. Je reste une jeune femme, qui comme beaucoup d’autre personne, a connu des évènements, plus ou moins douloureux. Je vous invite à lire l’article suivant pour en savoir un peu plus sur moi : https://belzidee.com/2019/09/19/mes-8-ans-sweet-creature/ . Ces jours ci, ses blessures ont été touché, mais pas réouverte. Parce que je rencontre enfin ma tante, celle que j’aime beaucoup et qui est toujours la même.

Quand je vous dis que les douleurs ne sont plus, j’y ai travaillé. Je me suis accordée le temps de guérir, d’apprendre à vivre avec elle. Ce temps, je l’ai choisi, dans un but bien précis, me servir. Ce n’est pas lui qui se sert de moi. J’aurai pu passé des jours entiers à me morfondre d’avoir été une victime. J’ai choisi de ne plus en être une. J’ai préféré abordé ma douleur (j’ai été accompagné d’une merveilleuse thérapeute, et entourée de ma famille et de mes amis). Aujourd’hui, des années après, je peux en parler. Je trouve des mots à mettre sur mes maux.

J’ai pu, passer du temps avec moi même, à définir et à atteindre les buts que je me suis fixée. Je me suis longtemps épuisée, désormais je me repose (par des moments de silence, des moments de solitude choisi, des moments à continuer à rêver), je me distrais (par la couture, par l’écriture) et j’y arrive par ce que j’en ai la volonté. J’ai la volonté de m’accorder ce temps de qualité. Ce qui peut paraître égoïste, et à petite dose je le suis, car par définition je passe du temps avec moi et pour moi.

Le temps m’a apporté l’expérience. L’expérience m’a apporté l’apaisement. La paix est mon refuge. Je peux donc dire que le temps guérit les blessures.

Je me synchronise…

… au flot de la vie.

Je comprends mieux maintenant mon envie d’être toujours en mouvement, de me trouver à des kilomètres de là où je suis, de voyager ou tout simplement au creux de mon canapé devant un bon livre, un café… Je comprends mon besoin ne pas suivre le rythme que nous impose la société. Il m’arrive même parfois de donner l’impression d’être éparpillée, mais je ne le suis pas. Je suis simplement le rythme où les évènements me mènent! Encore une fois, selon mon expérience, mon sens des priorités, et mes choix. Chacun de nous verra les choses différemment, et c’est ce qui fait notre complémentarité à tous.

Plus jeune déjà, je semblais être à mon rythme, sans me soucier de ce qui se disait autour de moi, tout en y étant lié malgré moi. Aujourd’hui, je prends le temps de faire les choses, avec conviction et amour. Si je ne le sens pas, je vais toujours trouver le temps trop court pour le réaliser! Le temps n’est pas si court… c’est de moi (et de chacun de vous) que vient le choix de s’organiser, de se synchroniser avec ce qui est à venir. Au lieu de me dire que je n’y arriverai pas par manque de temps, je vais me dire qu’il y a toujours assez de temps. Je vais ainsi créer ma réalité, m’organiser pour y arriver, me lever plus tôt, déléguer certaines taches…

Comme le fait remarquer le Docteur Deepak Chopra, observez des enfants jouer! Ils semblent hors du temps, ils créent leur propre temps. Cela se produit quand vous faites quelque chose avec amour. Pour l’imager, visualisez les différents courants en mer. La mer représente le temps et les différents courants, nos différentes perceptions de ce temps. La mer va vers la côte (=> l’heure qui passe au fil de la journée), et pourtant les différents courants qui la composent (=> le temps que vous décidez de consacrer à ce que vous aimez), vont également l’atteindre, dans un ordre différent, chacun à leur tour.

La distinction entre le passé, le présent et le futur est seulement une illusion tenace.

Albert Einstein

Pour reprendre la pensée de mr Einstein, c’est une illusion tenace! Je fais référence à nos croyances, nos convictions négatives « je n’ai pas assez de temps ; le temps passe trop vite ; ça file dis donc, je n’aurai jamais le temps… » Alors désormais, je veux avoir le temps, je remplace donc mes croyances par de nouvelles habitudes. Je me dis : « Il y a toujours assez de temps”, “L’éternel est ici et maintenant” ou “Le moment présent est plein de nouvelles possbilités. » (Deepak Chopra)

A partir de là, je peux vous dire que ça a été limpide. Je reprendrais la méditation d’hier, « the best time of my life is NOW ». Oui, c’est maintenant que tout se passe.

Je vais vous donner un exemple pour vous faire comprendre ma conviction à ce sujet. Prévoyez de faire quelque chose, vous voulez régler cela dans l’heure, mais un embouteillage vous ralenti, vous n’arriverez jamais à l’heure… Vos objectifs ne vous semblent pas atteints… Pourtant, pendant cet embouteillage, vous êtes à l’arrêt et vous avez le temps de réfléchir. Vous repensez à ce que j’écris, vous cherchez une autre stratégie pour atteindre votre objectif. Ce n’est pas la façon dont vous avez décidé d’y arriver aujourd’hui (présent), mais la manière dont vous vous servirez de cet expérience (passé) pour vos prochains objectifs (futur). Vous êtes en train de suivre le flot de la vie!

Je me synchronise au flot de la vie, signifie pour moi, que je suis, du verbe être et du verbe suivre, (ça n’est forcément pas pour rien que les deux s’écrivent de la même façon en français!!).

Je me synchronise au flot de la vie, je suis la vie…